01-08-2021

10 Bonnes raisons de voyager ou vivre au Brésil (selon Lili Plume)

Oi gente ! Prazer ! Moi c’est Lili Plume. Une "femme d'expat" comme on dit. L'une de ces femmes courageuses qui ont quitté famille, amis, patrie pour aller suivre leur cher et tendre en mission ultra spéciale à l'autre bout de la planète. Comme par exemple, pour mon mari, aller concevoir des parechocs en plastique au Brésil.
Après quinze ans d’enseignement en école primaire, je me suis donc mise en disponibilité de l’Education nationale pour une pause bien méritée ! En me disant surtout qu’un peu d’aventure dans nos vies tranquilles nous ferait le plus grand bien. À moi, mon mari et mon fils d’alors 4 ans.
Dès notre arrivée en terre brésilienne, en janvier 2014, j’ai rédigé un journal de bord sur un blog. Pour amuser mes proches mais aussi pour leur expliquer à quoi ressemblait notre vie là-bas. La découverte d'un pays magique, d'une nouvelle culture. Des rencontres insolites. Nos joies, nos galères. Et des histoires brésiliennes hautes en couleur !
Très souvent on me posait la question suivante : « Alors ? Le Brésil, c’est chouette de vivre là-bas ? » Comment répondre simplement ? Comment vous donner envie d’y aller ? Voici mes dix bonnes raisons d’aller découvrir le Brésil :

  • Des gens chaleureux, positifs et détendus
  • Une langue belle et agréable à pratiquer
  • Un climat chaud toute l’année et un Noël dépaysant
  • Les plages, le lieu de tous les bonheurs au Brésil
  • La faune et la flore impressionnantes
  • Les spécialités culinaires et les cocktails délicieux
  • Le carnaval : une expérience inoubliable !
  • Le football et les telenovelas, un art de vivre
  • Rio de Janeiro, une ville qui ne laisse pas indifférent
  • Paraty, mon coup de cœur !

Rio de Janeiro...

Des gens chaleureux, positifs et détendus

Le Brésil est le pays du câlin. Les autochtones se font des abraços (embrassades), longs et appuyés à longueur de journée ! Au début, ça surprend pour un étranger de se faire serrer étroitement de cette manière par des gens que l’on connaît à peine ! Mais on s’y fait vite. On finit même par y prendre goût.
La population brésilienne est extrêmement positive. En toutes circonstances. Alors que l’économie du pays va mal, la monnaie s’effondre et que la corruption bat son plein, le plus important c’est le churrasco du weekend ! Avec une bonne Brahma (une bière brésilienne), les amis et la famille ! Et s’il peut y avoir, dans un coin, un poste de télévision pour retransmettre le match de football du moment, quoi de plus pour être heureux ? Les problèmes, comme ils disent, « Faz parte ! » Ça fait partie de la vie ! C’est comme ça. Il y a pire que nous. Soyons heureux de ce que l’on a !
En fait, au contact des Brésiliens, on apprend très vite à déstresser, se détendre et à profiter de la vie.

Rio de Janeiro...

Une langue belle et agréable à pratiquer

Soyons clairs. Quand on débarque au Brésil, on n’y comprend pas grand-chose ! La prononciation et surtout l’accentuation de la langue n’est pas une mince affaire. Par exemple, coco veut dire : noix de coco. Mais si on l’accentue mal, cela signifie : caca ! Ces quelques difficultés passées, on prendre très vite plaisir à prononcer comme les Brésiliens, nonchalamment et surtout de manière chantante, les « Tudo bem ? » (Tout va bien ?) « Obrigada ! » (Merci !) « Imagine ! » (Y a pas de soucis ! Avec plaisir !) ou encore « Muito bom ! » (Très bien !). Histoire de se fondre dans le paysage et devenir de vrais brasileiros.

Rio de Janeiro...

Un climat chaud toute l’année et un Noël dépaysant

Au Brésil, il faut oublier les jeans, les chaussettes, les pulls… Ici c’est tongs et tenues légères toute l’année ! Il fait au minimum 25 degrés pendant une dizaine de mois et des températures un peu plus fraîches (minimum 14 degrés environ) en juillet et en août. À Rio de Janeiro, les ressentis de 45 degrés ne sont pas rares. À 20 degrés, les Cariocas mettent des manteaux, des bonnets et des moufles !
C’est assez perturbant de passer son premier Noël au Brésil. Toutes ces décorations et ces sapins de Noël en plastique dans les magasins alors qu’il fait 40 degrés ! Le Nouvel An en blanc sur la plage est un moment à ne pas rater. Les Brésiliens font des churrascos, déposent des offrandes à la déesse de la mer et sautent sur les vagues en faisant des vœux.

Rio de Janeiro...

Les plages, le lieu de tous les bonheurs au Brésil

Elles sont en effet paradisiaques et extrêmement nombreuses. En théorie, il est possible d’aller se baigner dans l’océan chaque weekend de l’année ! Encore faut-il ne pas vivre à Brasilia ou ailleurs à l’intérieur des terres. Mais la majeure partie de la population se concentre près des côtes. De quoi faire oublier chaque weekend les tracas de la semaine !
Sur la plage, les autochtones s’assoient sur des chaises en plastique à l’ombre de parasols loués sur place. Tout est prévu pour qu’ils ne manquent de rien. Vendeurs ambulants de nourriture, de boissons, de paréos… Sur la très célèbre plage de Copacabana, il est possible de faire absolument tout ! Se faire masser, tatouer…
Petit détail, mais important à relever quand même, Mesdames, les plages sont l’endroit au Brésil où l’on oublie définitivement tous nos complexes ! Défilent sous nos yeux des femmes en string, très rondes et visiblement heureuses de l’être. D’après le dernier sondage de mon cher et tendre au travail, les hommes brésiliens apprécient particulièrement ce genre de physique. Plus les seins et les fesses sont rebondis, plus ils aiment !

Rio de Janeiro...

La faune et la flore impressionnantes

Au Brésil, il y a tellement de fruits (provenant de l’Amazonie et du Nord-Est du pays) qu’il est quasiment impossible de tous les connaître. Les mangues, les maracujas, les papayes… Mon coup de cœur est le cajou. Un gros fruit jaune sur lequel pousse la fameuse noix. Je buvais le jus de cajou par litres ! Une vraie drogue ! Je n’en ai d’ailleurs jamais trouvé en dehors du Brésil.
Les animaux sont nombreux et présents partout. Même dans les grandes villes ! J’ai vu des grands singes marrons en liberté dans les parcs de São Paulo et des micos, à Rio. Ce sont de petits singes peu farouches qui viennent facilement à votre rencontre. La plupart du temps pour essayer de vous chiper de la nourriture. Des toucans et des perroquets se posaient régulièrement dans les manguiers de ma rue à São José dos Campos. Une ville de la taille de Lyon ! C’est inouï ! Aux alentours de São José, j’ai même rencontré un lobo guara. Il s’agit d’une sorte de loup croisé avec un renard, endémique d’Amérique du Sud et une espèce unique en son genre. Dans les parcs de la ville, on peut également admirer les capivaras. Des sortes de castors géants totalement inoffensifs. Ce sont les rongeurs les plus gros au monde qui peuvent peser jusqu’à quatre-vingt-dix kilogrammes !

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Les spécialités culinaires et les cocktails délicieux

Ne passons pas par quatre chemins, le pão de queijo (petit pain rond au fromage) et la caipirinha (cocktail à base de cachaça, de sucre de canne et de citrons verts) sont MES grandes révélations brésiliennes ! Très appréciés par les gringos surtout en cas de coup dur. Rien de tel pour se remonter le moral.
Au Brésil, chaque weekend, c’est churrasco ! Il s’agit de barbecues où se réunissent facilement une quarantaine de personnes. Amis, famille, amis de la famille, les voisins, des gens qu’on croise par hasard en s’y rendant… Bref, plus on est, mieux c’est ! Pendant les churrascos on boit de la bière en grande quantité et on mange de la viande délicieuse ! Notamment la picanha. C’est une pièce noble du bœuf coupée le long du dos et de la croupe. L’équivalent de l’aloyau. Les Brésiliens la cuisent sur le gril, recouverte de gros sel. Ensuite, ils la coupent en morceaux et les invités se servent avec les doigts directement dans le plat. Généralement elle est accompagnée de farofa, de la farine de manioc frite, très souvent agrémentée de maïs, d’haricots, d’herbes… Un délice !

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Le carnaval : une expérience inoubliable !

Le défilé du carnaval de Rio est de l’avis général le plus impressionnant qui soit au Brésil. J’ai, pour ma part, assisté au défilé des écoles de Samba dans le Sambodrome de São Paulo. C’était fabuleux ! Le spectacle dure toute la nuit, jusqu’au petit matin. On peut admirer des chars gigantesques et colorés en forme de sorcières, d’oiseaux ou de bateaux portant des quinzaines de danseurs et danseuses a moitié nues. Et tout ceci, au son des Sambas propres à chaque école. Le plus fou, c’est que chacun peut participer au défilé ! Il suffit de choisir une école, acheter leur costume imposant, apprendre leur hymne et assister à quelques répétitions. Une expérience unique d’après ceux qui ont eu la chance de s’y essayer.

Rio de Janeiro...

Le football et les telenovelas, un art de vivre

Le football est une religion au Brésil. Les Brésiliens ont tous leur équipe de prédilection. Pour les plus célèbres : le Corinthians et le Palmeiras de São Paulo ou le Flamengo et le Fluminense de Rio de Janeiro. J’ai eu l’immense chance d’assister à la coupe du monde de 2014 au Brésil, en direct dans les stades ! À Salvador de Bahia, Porto Alegre et surtout, dans le fameux stade du Maracanã de Rio. Moi qui n’y connaissais rien au football, j’ai vécu un moment de pure bonheur. Quelle ferveur, quel engouement de tout le peuple brésilien pendant cette Coupe ! À chaque match de la Seleção (l’équipe nationale), l’entreprise de mon mari fermait toute la journée. Comme la plupart des commerces. Et la ville entière portait leur tee-shirt jaune. Surtout celui de Neymar Junior, LA star brésilienne de ce Mondial.
La telenovela, un feuilleton à multiples épisodes, est un véritable phénomène de société au Brésil. Si elle peut nous sembler exagérée et mal jouée, elle est importante pour le Brésilien. Tous les endroits publics de la ville diffusent en permanence ces séries sur des écrans télévisés. Le soir, les familles se regroupent devant la télévision et le lendemain dans les cafés ou chez le coiffeur, ça débat fiévreusement à propos de l’épisode de la veille ! D’après bon nombre de professeurs que j’ai croisés, pour un étranger, il n’y a pas meilleur moyen pour apprendre la langue.

Rio de Janeiro...

Rio de Janeiro, une ville qui ne laisse pas indifférent

On a tous déjà vu pléthore de reportages à la télévision et de photos dans les magazines à propos de la cidade maravilhosa. Mais la découvrir en vrai, c’est quelque chose qu’on n’oublie jamais. La rencontre entre les montagnes et l’océan. Et entre les deux, une ville qui tente de faire sa place. Au sommet du Pain de Sucre, la vue est exceptionnelle ! Surtout au soleil couchant. La baie de Guanabara en contrebas et les favelas qui s’illuminent dans les montagnes tout autour, comme le Christ rédempteur au loin avec ses bras grands ouverts. C’est, je crois, mon premier grand moment d’émotion brésilien. En fait, la ville n’est qu’une succession de points de vue tous plus beaux les uns que les autres.

Rio de Janeiro...

Paraty, mon coup de cœur !

C’est une perle historique du pays classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. À 275 km de Rio en longeant la côte atlantique. Une ville coloniale en bord d’océan. De son port partaient en direction de l’Europe des bateaux remplis d’or, de pierres précieuses, de soie et d’épices. Y vivaient des soldats, des esclaves et des flibustiers. Cette ville est tombée petit à petit dans l’oubli et son centre-ville piéton et pittoresque a gardé l’atmosphère de l’époque ! Deux fois par jour, l’océan envahit certaines rues de la ville. Les maisons s’y reflètent alors en un très joli effet miroir.

Rio de Janeiro...

Lili Plume

Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur mon blog liliplumedobrasil.over-blog.com (dans la section pages visible en mode standard view sur les smartphones) pour lire des extraits du livre que j’ai écrit suite à cette première expatriation Et si on partait vivre au Brésil, ma chérie ? Ainsi que de extraits de sa version en anglais Honey ? Let’s Move to Brazil ! traduit par Loïc Le Jalu. Vous pourrez également y admirer les seize magnifiques illustrations de Georgia Noël Wolinski (petite fille de Georges Wolinski, le célèbre dessinateur) avec qui j’ai collaboré.
Aujourd’hui, je vis au Mexique et je termine le tome 2 de nos aventures familiales toujours illustré par Georgia. Et si on partait vivre au Mexique, ma chérie ? De nouvelles aventures en perspective !

Ate logo, beijo e abraço !

Lili Plume (Instagram)